La Paix de Vienne est signée entre la France et l’Autriche NAPOLEON Bonaparte.

La Paix de Vienne est signée entre la France et l’Autriche NAPOLEON Bonaparte.

1769-1821. Empereur des Français. Lettre signée « Napol ». A Schönbrunn, le 14 octobre 1809. Demi-page sur bi-feuillet in-4, tranches dorées.

Magnifique document, lettre de l’Empereur Napoléon annonçant la signature de la Paix de Vienne par le prince de Lichtenstein, grand maréchal des Armées autrichiennes, représentant l’Empereur d’Autriche.

Ce traité (aussi connu sous le nom de Traité de Schöbrunn) mettait un terme définitif à la campagne d’Autriche de 1809, et avec elle à la guerre de la 5e Coalition, une des plus sanglantes de l’Empire. Trois grandes batailles furent livrées : Eckmühl, Essling et Wagram ; Napoléon fut blessé à Aspern, et vit la mort du premier maréchal d’Empire et non moins brillants de ses militaires, le maréchal Lannes.

Signé le 14 octobre 1809 et ratifié par Napoléon qui venait d’échapper de justesse à une tentative d’assassinat (le 12 octobre par le jeune autrichien Frederik Staps), le traité est la suite logique de plusieurs mois de négociations difficiles avec l’Autriche.

Mon frère, je m’empresse d’annoncer à Votre Altesse, que la paix a été signée, aujourd’hui à neuf heures du matin, entre le comte de Champagny, et le Prince de Lichtenstein. Le comte de Champagny expédiera Copie des articles à votre ministre des relations extérieures. Sur ce, mon frère, je prie Dieu qu’il vous ait en sa Sainte et digne Garde.

Votre bon frère

Napol.

Les conséquences de cette paix furent déterminantes pour l’Histoire de l’Empire napoléonien. Aussi, la France y imposait de dures conditions : l’Autriche devait verser de lourdes indemnités de guerre, reconnaître les conquêtes de Napoléon sur les autres nations et Joseph Bonaparte comme Roi d’Espagne ; elle devait aussi rejoindre le blocus continental contre l’Angleterre, et perdait plusieurs provinces : le Tyrol et Salzbourg étaient cédés à la Bavière, la Galicie au duché de Varsovie ;

Napoléon avait annoncé dans les mêmes termes la signature de la Paix à l’Impératrice Joséphine [Mon amie, je t’écris pour t’apprendre que la paix a été signée, il y a deux heures, entre Champagny et le prince de Liechtenstein.- cf. Correspondance Napoléon ]. Le même jour Napoléon donnait plusieurs instructions, notamment à son ministre Clarke, pour faire tirer le canon aux Invalides, à son fils le Prince Eugène, pour l’occupation de l’Italie et diverses mesures sur l’Armée à Vienne. Le 16 octobre, Napoléon quittait Schönbrunn pour retourner en France.

A 9 heures du matin, au palais de Schönbrunn, Champagny, ministre des affaires étrangères, et Jean prince de Liechtenstein signent le traité de Vienne, trois mois après l’armistice conclu à Znaïm le 12 juillet 1809. Trieste, la Carniole et la Croatie devinrent une partie de l’Empire français sous la dénomination de Provinces Illyriennes. Des articles secrets du traité imposaient à l’armée autrichienne de se limiter à 150 000 soldats jusqu’à la signature de la paix avec l’Angleterre et jusqu’à ce que les fortifications de Vienne fussent détruites. Couronnant le tout, l’Empereur d’Autriche François 1er donnait la main de sa fille l’Archiduchesse Marie-Louise en mariage à Napoléon en 1810.